Intersection – 2011

Ville en mouvement / Vue de chantier / Destruction / Reconstruction / Déconstruction / Réorganisation / Construction / Evolution / / ///

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Promenade Signoret / 2011 / Huile et pastel sur bois / 90×140 cm

 

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Rues Ste-Marthe & Moinon / 2010 / Huile et pastel sur toile/ 90×150 cm

 

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Porte des Poissonniers / 2010 / Huile et pastel sur toile/ 90×150 cm

 

deconstruction

Stade des Fillettes / 2011 / Huile et pastel sur toile / 95×140 cm

 

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56 rue Fructidor / 2011 /Huile et pastel sur toile / 120×120 cm

diptyque

Secteur rue Cardinet/ 2010 / Huile et pastel sur toile/ 90×140 cm

Elle positionne des bouts de ville, de bâtisses usées par le temps ; mémoire de nos villes en perpétuels mouvements. Les endroits en réhabilitation sont des lieux chargés d’histoire. Notre regard en se posant sur les façades d’anciens appartements en destruction peut se ré-imaginer les vies passées et à venir.

 

Sophie Beneteau : Comment laissez-vous glisser votre œil de citadine sur les quartiers populaires ?

 SofiA : Sensible aux friches industrielles, aux chevauchements métalliques, je réinterprète la ville en mouvement ; la ville qui apparaît, disparaît, qui se construit et se déconstruit. Au travers de mes balades et de mes voyages, je repère, croque, photographie le mouvement des populations, la vibration des machines, les murs décrépis tels des cicatrices urbaines. Se forme alors un répertoire d’images qui servira de matière première pour mes compositions picturales.

Sophie Beneteau : Pourriez-vous nous expliquer l’origine de cet attrait pour les paysages urbains qui semble être récurrent dans votre travail de plasticienne ?

 SofiA : Mon atelier est situé dans la rue de la Chapelle (Paris 18), enclave urbaine entre deux voies ferrées. C’est un quartier en pleine restructuration qui a influencé directement ma dernière série de peintures. J’invite à poser le regard sur les transformations dans la ville. Ces univers ne sont pas éloignés des atmosphères mécaniques de mon enfance, partagée entre le garage automobile familial et la menuiserie de mon grand-père.

Sophie Beneteau : Entre jeux de couleurs et lignes de force, vos peintures jouent sur les accumulations  chromatiques et graphiques, quelle place occupe ces deux notions dans la composition de vos peintures ?

 SofiA : Mes dessins se chevauchent sur la toile, s’entrelacent, se superposent. J’utilise des pastels pour poser un trait affirmatif assurant la spontanéité des dessins. Mes toiles posées à même le mur assurent le déploiement du geste.

La trame graphique, presque irréelle, est dynamisée par une palette vibrante et lumineuse. La couleur est un moyen qui rééquilibre cette profusion de lignes apportant des effets de profondeur et des ajustements de volume. L’ensemble donne naissance à des palimpsestes de lignes et de couleurs.

Extrait d’une interview réalisée le 11/11/11.

Sophie Beneteau : How do let your city eyes slide over the working-class districts?

SofiA: Sensitive to the industrial wasteland, metalic overlap, I interprete the movement of the city, the town which appears and disappears, which constructs and destroys itself. During my strolls and my travels, I sketch, draw; taking pictures of the movement of the population, the machines’ vibrations, the decrepit walls cracked like urban scars. A repertory of images is created by this experience, which will act as raw materiel for my pictorial compositions.

Sophie Beneteau: Can you explain the origin of your attraction for urban views, which is recurrent in your artwork?

SofiA: My workshop is located in the 18th district of Paris, an urban enclave between two railroads. It is a neighbourhood, currently being transformed by a rehabilitation project, which directly influenced my last series of paintings. I invite people to have a look at the city in transformation. This universe does not differ so much from the mechanic atmospheres of my childhood, split between the family car repair shop and the joinery of my Grandfather.

Sophie Beneteau: Between the interplay of colours and lines of force, your paintings play on chromatic and graphic accumulation – what space do these two notions fill in the composition of yours canvases?

 SofiA: My drawings overlap on the canvas, interlace, superimpose upon one another. I use pastel to place a strong, affirmative line, assuring the spontaneity of my drawings. My canvases, which are placed directly against the wall, allow me to display my hand movement.

The graphic framework, almost unreal, is rendered dynamic by a vibrant and luminous palette. The colour balances this profusion of lines, each bringing its own impression of depth. The ensemble gives birth to palimpsests of line and colour.

Extract of interview done the 11/11/11.

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